G4 - VILLES ET DEVELOPPEMENT DURABLE [8 HEURES]

 

Sujet traité au travers de l'étude de cas de la ville d'Angers 

 

En 2008, 53% de la population mondiale vit en ville. Si dans les pays du Nord, la croissance urbaine est aujourd’hui faible, dans les pays du Sud, on assiste à une véritable explosion urbaine qui s’explique par deux facteurs : un taux d’accroissement naturel élevé et un très fort exode rural.

 

L’espace urbain est un espace urbanisé en continu qui regroupe le centre historique + les banlieues. Au delà on entre dans l’espace périurbain où la campagne et les espaces urbanisés s’interpénètrent. La périurbanisation prend deux formes :

 

- Le mitage urbain (Google earth : ouest de St Sylvain d’Anjou 47°31’34’’ Nord et 0°29’36’’ Ouest). Définition : apparition progressive de constructions dans le milieu rural en périphérie des villes.

 

- La rurbanisation (Google Earth : St Sylvain d’Anjou + fiche). Définition : accroissement des villages et des villes situés à proximité des grandes villes par multiplication des lotissements.

 

Problématique générale : la question du développement urbain durable se pose-t-elle de la même façon dans le Nord que dans le Sud ?

 

I) Les pays du Nord prennent aujourd’hui conscience de la nécessité d’un développement urbain durable

 

A) En quoi l’étalement des villes entre-t-il aujourd’hui en conflit avec la notion de développement urbain durable ?

 

> En France, depuis 25 ans, la superficie des villes a augmenté de 75% alors que la population a seulement augmenté de 25%.

 

Comment peut-on expliquer le fait que les villes soient devenues au XXe siècle de plus en plus consommatrices d’espace ?

 

> Les populations privilégient de plus en plus les espaces périurbains au détriment des espaces centraux pour de multiples raisons :

 

- Prix de l’habitat de plus en plus inaccessible dans les grande villes (prix du m2 très élevé, taxes d’habitation et impôts fonciers élevés).

 

- Difficulté et coût du stationnement.

 

- Permanence du bruit et de la pollution.

 

- Etroitesse des logements et des jardins.

 

- Espace trop minéral où le seul lieu végétalisé se limite souvent au balcon.

 

Qu’est-ce qui a rendu possible cet accroissement démesuré des villes ?

 

> L’étalement urbain a été rendu possible par la généralisation du déplacement automobile qui permet aux populations de travailler en centre ville tout en habitant dans la périphérie lointaine.

 

Quelles conséquences néfastes découlent directement de cet étalement urbain ?

 

> Cet étalement a un coût très élevé pour la collectivité qui doit financer toutes sortes d’infrastructures : routes, ponts, voies couvertes, réseaux d’adduction d’eau, réseaux électriques, réseaux d’égouts, conduites de gaz, réseaux téléphoniques, réseaux de fibres optiques…

 

> Le coût écologique est aussi important avec un impact très fort sur l’environnement : pollution de l’air, des eaux et des sols liée à la circulation automobile et aux rejets domestiques, collectifs et industriels ; menaces sur les écosystèmes et la biodiversité ; problèmes liés au traitement des déchets…

 

B) comment peut-on remédier au manque d’homogénéité sociologique de nos ville ?

 

> Les villes se sont construites à différentes époques et elles ont toujours été des lieux de ségrégation spatiale.

 

Au travers de l’exemple d’Angers, montrez que l’occupation des quartiers centraux est très ancienne et que la ville s’est construite historiquement en plusieurs étapes qui ont donné naissance à des quartiers physiquement et sociologiquement très différents.